Qui sommes-nous?

"Nous sommes Matthieu et Emma, artisans et compagnons de vie installés au cœur des Pyrénées basques, dans la maison Etxebestia à Bascassan."

Avant les tambours
Les naissances
Emma — La graveuse d'images
Mon métier — Bâtisseur de sons
Un savoir-faire construit ensemble
Aujourd'hui
Une histoire née d'une peau de chevreuil
Tout a commencé par un premier tambour, fabriqué en peau de chevreuil. Ce tambour imparfait a tout déclenché. Matthieu s'est mis en relation avec les chasseurs du village pour récupérer les peaux, a acheté ses premières planches de bois, et a commencé à expérimenter les cadres à facettes — une technique qu'il allait faire sienne.
À cette époque, il accompagnait le Camp des Enfants, un projet itinérant autour de la mythologie basque, des lieux et des grottes. C'est avec eux qu'il a réalisé le tout premier stage de création de tambours — une expérience fondatrice.
L'hiver de tous les mystères
Les premiers tambours ne le satisfaisaient pas. L'hiver qui a suivi, Matthieu a passé ses journées à les démonter entièrement, un par un, cherchant à corriger les défauts, cherchant à percer le mystère du son du tambour. Cet hiver-là a tout changé.
Rapidement, le bouche-à-oreille a apporté les premières commandes. Parmi elles, des demandes de réparation — des tambours abîmés, détendus, fatigués. Ces réparations ont été décisives : en démontant et remontant des instruments d'autres fabricants, Matthieu a pu apprendre différentes techniques de montage, mais surtout, apprendre des erreurs des autres.
«J'ai appris de mes erreurs et de celles des autres fabricants. Mon apprentissage est très éclectique.»
Un savoir-faire construit sur l'éclectisme
Au fil des années, Matthieu a démontré et remonté des djembés africains, réparé des tambours venus de toute la France, exploré des techniques de montage variées. Cette approche — jamais dogmatique, toujours curieuse — lui a permis de développer non pas une manière de faire les tambours, mais plusieurs.
La démarche a suivi une progression naturelle : d'abord penser la solidité et la robustesse de l'instrument, ensuite travailler la sonorité et la qualité du son, puis peaufiner jusqu'à obtenir des instruments de grande qualité — aussi bien au niveau acoustique qu'esthétique.
Quatre familles de tambours, quatre ergonomies
Aujourd'hui, Tambours Sacrés propose quatre gammes distinctes, chacune avec sa propre prise en main et sa propre philosophie :
🥁 Les Tambours Sacrés — avec gravure à la presse. La dragonne est positionnée devant le cœur : on glisse la main entre le cœur et la poignée. Une prise en main Yin, douce et réceptive.
🥁 Les Tambours Pyrénéens — même ergonomie que les Tambours Sacrés, ancrés dans le territoire des Pyrénées-Atlantiques.
🥁 Les Tambours Archaïques — poignée en croix ou en étoile. Le joueur agrippe la croix. Une prise en main Yang, active et affirmée.
🥁 Les Tambours Boucliers — la poignée est une branche en bois. Prise en main Yang, puissante, enracinée.
🥁 Les Tambours Jumeaux — tambour à double peau, conçu pour être joué assis dans les huttes de sudation. La poignée permet de stabiliser l'instrument pendant le jeu.
Des instruments re-réglables dans le temps
Les Tambours Sacrés sont conçus pour durer — et pour évoluer avec leur joueur. Grâce à un système de liens en chanvre inspiré des djembés africains, chaque tambour peut être retendu facilement si nécessaire : après un coup de chaleur, des variations thermiques importantes, ou simplement avec le temps.
Matthieu reprend les tambours et les retend avec une clé adaptée. Un engagement rare dans le monde de la lutherie artisanale.
Emma et l'art de la gravure à la presse
Emma est l'autre moitié de Tambours Sacrés. Son travail donne aux Tambours Sacrés leur identité visuelle unique.
Elle chauffe l'encre et la plaque de cuivre — la matrice — sur une table de chauffe, étale l'encre sur la plaque qu'elle essuie ensuite avec soin. Elle pose la plaque sur le morceau de peau sélectionné — cerf, chèvre ou cheval de préférence — et passe le tout à la presse. C'est la pression qui imprime l'encre sur la peau. L'image doit ensuite sécher plusieurs jours avant de pouvoir être intégrée au cœur du futur tambour.
Chaque gravure est unique. Chaque tambour porte une empreinte.
L'atelier
Matthieu et Emma travaillent dans leur atelier à Bascassan, au cœur du Pays Basque, à deux pas de Saint-Jean-Pied-de-Port. C'est ici que naissent tous les tambours — sur mesure, en stage, ou livrés partout en France et en Europe.
"Tambours Sacrés est une véritable expérience hors du temps, un moment unique gravé dans le cœur..."
Gwénaelle