Le Tambour et le Silence

Le Tambour et le Silence

Musicien, guitariste et chanteur, j'ai longtemps marché sur le chemin du tambour chamanique avant de trouver, à travers l'art de la facture, le son que je cherchais.

Ce son est difficile à emprisonner dans des mots. Il naît dans la profondeur des basses, s'épanouit en une floraison d'harmoniques, puis s'évanouit en résonance infinie. Le son d'un tambour voyage dans l'espace: il s'amuse avec l'architecture des lieux, rebondit contre les parois, revient à nos oreilles métamorphosé.

La révélation de la grotte

L'un de mes endroits de prédilection est une salle souterraine immense, une grotte où je me rends aussi souvent que possible. Dans ce silence minéral, le moindre son est amplifié, presque charnel. Chaque frappe compte.
Je croyais chercher le tambour depuis toutes ces années. J'ai réalisé que je cherchais le silence après le tambour. Comme le calme après la tempête.
Le tambour révèle le silence comme aucun autre instrument. Il lui donne un corps, une densité. Au contact de la peau tendue, le silence devient une matière audible, palpable.

Un instrument de subtilité

Loin des tambours que l'on frappe sans écouter, le tambour est pour moi un instrument d'une incroyable finesse, peut-être le plus ancien du monde, celui qui nous relie les uns aux autres depuis toujours.
Un cadeau pour réapprendre à s'entendre : de soi à soi d'abord, pour qu'ensemble, nous puissions entendre le monde.
Le tambour chamanique est une membrane tendue entre soi et le monde. un instrument d'écoute — pour ce qui est là, ce qui résonne, ce qui demeure.
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